Un point ?

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Il y a eu ce temps passé, ce temps d’avant:
J-1: coucher de soleil rouge, un crépuscule de fin du monde.
J 1: brouillons verts, 4 feuilles, attente, émarger, l’autorité en France de 1848 à 1958, les surveillants qui font des mots croisés, l’odeur de la cantine à midi, les feuilles. Première cartouche.
J 2: anglais, brouillons roses, les sacs changent de place et nous quittent, le proviseur, 20 min de promenade entre nos rangs
J 3: philo, brouillons bleus, deuxième cartouche, les surveillants sautent par dessus nos sacs pour atteindre la porte, disparition des trousses.
J 4: nouvelle salle, nouveau décor: Poincaré et Newton nous saluent du haut de leurs affiches, troisième cartouche.
J 5: déjà l’habitude, tout s’installe, se banalise, la discussion avant d’entrer, les bavardages dans la salles en attendant les sujets… le mot concours moins net, on remplit les en-têtes automatiquement.
J 6: la tentation de partir et de dire que c’est fini, quatrième cartouche, il manque des bouts de mots sur le brouillon, le discours du proviseur adjoint pour nous dire bonne chance. La fin.

La fin, la fin, la fin, la fin, la fin.

Ne rien faire, ne rien lire, ne rien penser ? A peine se sentir coupable et essayer de retenir le temps. Voir la fin du printemps.

Repenser à CA, les sujets, écrits tout petits, l’hésitation et si c’était « l’usage de la calculatrice est interdit », est-ce que le prof de philo est vraiment si bronzé à nous voir à la fin de l’épreuve ?

Oublier.

Voir les chats, voir les fleurs, voir les canetons, voir… et manger des Kinders, lire pour le plaisir, s’amuser ? Pourquoi punir, on pourrait croire à l’innocence ?

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~ par V. sur mai 5, 2009.

3 Réponses to “Un point ?”

  1. Il y a encore mieux que les Kinders: les cookies aux pépites de chocolat et de noix de pécan Pepperridge Farm.

    (J’aime toujours les photos que tu mets en parallèle…)

    Et vive le printemps. On a l’impression que c’est tout calculé, la sensation de renaissance post-concours.
    xo

  2. Point de point final, mais d’interrogation, plein. Sur ce qu’on a fait, qu’on aurait du, devrait peut-être encore faire. Alors du coup, on se met à aimer les verbes à l’infinitif : lire, grignoter, exister. Ce n’est pas vraiment faire semblant de passer à autre chose mais réapprendre ce pour quoi on a fait ce qui est passé. Après la litanie des brouillons de couleurs passées, aller en retrouver les originales ! La fin ou juste autre chose –

  3. Du thé…

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