
Bleu. Le rectangle de la fenêtre semblait découpé dans un ciel lavé, à l’azur pur, intense, presque effrayant, uni, bleu de tout côté, sans aucune trace de mouton nuageux pour atténuer l’éclat de l’électre céleste. Les yeux brûlés par la vision de l’absolu dans la couleur, Ariane se retourna vers la tableau, noir. Le prof parlait, encore. Alceste a tort, il faut être bon… encore de la morale. La classe bourdonne doucement, tout est calme et de temps en temps on entend le bruit d’un avion qui traverse l’horizon. A-t-on idée de faire cours en juin, quand le Parc de la Tête d’Or est à deux pas et que l’on rêve d’après-midi passées allongé sur un gazon chauffé par le soleil, somnolant les yeux perdus dans l’éther. Il fait si beau. On pourrait facilement passer une journée blotti dans le creux des branches d’un arbre, un livre à la main, un livre facile et gentil où la nature chante, où l’on vit: Claudine si frémissante, si vive et si vraie, Simone de Beauvoir qui rencontre dans les champs et Dieu et la vie totale, englobante, particule dans la joie de l’instant. Et le temps s’écoulerait lentement, paisiblement, pour nous mener sans secousser vers le crépuscule, le moment où le turquoise du ciel s’approfondirait et que son velours se piquetterait de pépites argentines. Et Ariane pourrait rentrer chez elle, sous le ciel, les yeux détachés du livre et dans le vague, savourant le monde.
DRRIIINNG. Fin des cours. Ariane rangea ses affaires et sortit un livre, puis déjà prise pa la douceur de l’air et l’instant léger, elle se dirigea vers le Parc de la Tête d’Or.
Bleu
•mars 28, 2008 • 2 commentairesCBII
•mars 27, 2008 • Un commentaireAh, les joies du printemps, les oiseaux, les oeufs de Pâques, les fleurs…. le deuxième concours blanc, les brouillons verts et les copies blanches… Que du bonheur.
Lundi, à 7h45, une bande de jeunes personnes stressées se trouvent devant l’amphithéâtre, elles parlent à voix basse, un peu tendues. En fait non, il est 7h25 et l’épreuve commencera dans 20 minutes. Mais il faut savoir que: votre (charmante) rédactrice a eu une mésaventure fort effrayante ce matin-là…
*flash back*
Sachant que 20 minutes sont nécessaires pour parcourir la distance domicile/prépa (15 par temps de pluie) et que l’épreuve commence à 45, V. a décidé de quitter l’appartement à 7h05. A 7h04, elle consulte sa montre et décide qu’il est temps: enfilage de chaussures, de manteau, fermeture de porte, attente devant ascenceur… consultation montre… 7h28!!! Panique à bord, alarmes, rien ne va plus. Bon, tout n’est pas perdu, mais il faut avouer que l’atmosphère devient alors celle d’un cauchemar: ce genre de choses ne peut arriver que dans un cauchemar! Course vers le lycée (et bien sûr les lacets se défont trois fois). Arrivée à 7h42… Personne devant la salle. Arg, aurait-on changé la salle? Panique à bord-bis… Puis finalement, prenant son courage à 2 mains, et voyant l’une de ses camarades, votre rédactrice lui demande finalement la cause de ce vide… Réponse: il est très tôt, 7h21… Ah. Montre déréglée.
*Fin du flash-back*
Quel bon souvenir. En plus, le concours blanc ayant lieu dans l’amphithéâtre j’avais un sac rempli de coussins sur moi. Ben oui, le concepteur de cet amphi étant probablement dépourvu du sens commun, les sièges (attachés au sol) sont à une grande distance des bureaux… Donc il faut se tenir pendant toute l’épreuve sur la pointe des fesses, se casser le dos pour se pencher vers la copie ou s’appuyer au dossier. Et tous les sièges sont reliés, donc, si une personne a le tic consistant à secouer une jambe nerveusement, toute la rangée est nerveusement secouée. Et si l’élève du milieu veut sortir pour aller aux toilettes, tout le monde doit se lever. (Mais pour tout vous avouer, je n’ai pas eu la chance de connaître cela, les deux derniers rangs ont des chaises véritables, oui vous savez, individuelles, déplaçables, avec un vrai dossier… et en jeune égocentrique sans scrupules j’ai squatté l’une d’elles toute la semaine. Na.)
Peu à peu des liens de voisinage se créent, des échanges, favorisés par le différentiel entre les deux états séparés par une frontière …. Un traffic de carreaux de chocolat, de mouchoirs, de cartouches, de biscuits… On soutient son allié dans l’effort de guerre. Parfois de brèfs conseils se tiennent lorsque le prof disparaît et des informations cruciales sont échangées: “je ne comprends rien nom d’un chien! Et toi? Non, c’est quoi ce texte… ” ou “arg, encore un sujet horrible j’ai rien à dire…” Et les heures passent, lentement (de 8h à 10h30), puis de plus en plus vite (le moment de rendre la copie approche). On sort et c’est une bouffée d’air frais, on dit que l’on va aux toilettes mais le but est surtout de respirer un peu, car quand on revient dans l’amphi on est presque étouffé par la chaleur et … il faut le dire… l’odeur, un mélange des odeurs humaines, de l’odeur de clémentine du troisième rang, du chocolat du cinquième, du sandwich au thon apporté par un audacieux, du café d’un thermos voisin, de blanco fébrilement passé sur une rature…
Bilan de la semaine (et un jour):
Lettres: Vous expliquerez, à travers des exemples précis de pièces que vous connaissez, comment on peut comprendre des expressions comme “jouer la comédie”, “jeu théâtral”….
Géo: Frontières et espaces frontaliers en France
Philo: Le travail est-il une servitude?
Anglais: “White man’s burden”.
Latin: “Ovide, Tristes, 9ème élégie, des fourmis qui ne vont pas vers les greniers vides, des colombes qui vont sur des toits blancs, des foules qui font comme l’ombre…
Histoire: Athènes et la mer
Allemand: Amerika, Kafka.

Fin, et maintenant, en bons élèves, on attend… (non pas les résultats) les vacances!!!
La petite maison dans la prairie
•mars 7, 2008 • Un commentaireVoilà bien longtemps que je ne me suis pas exprimée ici, alors je reviens, pour vous décrire un charmant village, le village de Trifouillis-les-oies, exemple charmant et pittoresque de village campagnard, et il faut le préciser : c’est mon petit village, lieu de mes vacances et week-end lorsque je ne reste pas dans cette métropole lyonnaise (7 fois moins importante que Paris, disent les géographes) où je suis en semaine.
Trifouillis-les-oies se situe à environ 30 minutes en voiture de V., ville qui concentre des services rares, des activités primaires, secondaires et tertiaires, bref, où l’on va pour vivre. Mais il faut immédiatement faire remarquer que si cette distance paraît raisonnable, elle l’est tout de suite moins si l’on pense aux pauvres martyrs qui n’ont pas de voiture… Parce que dans ce cas précis ils doivent se contenter des transports scolaires. Vous me direz: il y en a, c’est déjà une chose. Oui, mais, pour une raison qui m’échappe, Trifouillis est le village le moins déservi de la plaine de V. alors il y a un car le matin à 7h10 pour rejoindre la “métropole” et un à 18h25 pour faire le trajet dans l’autre sens. Et si on va au théâtre? au cinéma? eh bien pour rentrer, c’est tout de suite marrant. Sans parler des vacances. Ben oui, car le principe du car scolaire est qu’il transporte des élèves, et pendant les vacances il n’y a plus d’élèves… Pourtant, dans sa clémence, la région nous accorde un car… à 13h (et celui de 18h)… Et si je travaille à V. ? j’y vais en patins à roulettes? Ce doit être ça.
Après avoir donc établi cette difficulté pour sortir de TlO, voyons un peu ce qu’il y a dans cette petite commune. Nous avons, tout de même, 2 boulangeries (erreur, l’une a fermé)… bon une boulangerie. Une épicerie. Une pharmacie toute neuve (logique, il n’y a que des vieux ici, TlO est une agglomération de retraités qui viennent profiter de la campagne). Un intermarché. Deux maternelles et une école primaire. Un bureau de tabac. Plein de choses! Je ne dirai pas qu’il n’y a pas de musée, pas de cinéma, pas de librairie, pas de Fnac, pas de patisserie, pas de boucherie, pas de dentiste (ah, mais il y a un médecin), pas de théâtre (mais des cours de danse je crois). On a aussi la même liste électorale, unique, depuis plus de 10 ans, c’est beau la démocratie. Bref on s’amuse à Trifouillis-les-Oies.
Mais, le mieux de tout ça, c’est la bibliothèque, la merveilleuse bibliothèque. Elle est ouverte au moins un jour par semaien (j’exagère). Sauf que ce jour c’est, si c’est un jour de la semaien, avant 18h, et moi au lycée je finissais à 18h (donc arrivée dans le dit-village à 19h passées) et le samedi matin, sauf que moi: hypothèse 1: j’ai cours, hypothèse 2: j’ai DS… alors pour emprunter un livre, je ne vous raconte pas… Mais partons du principe que j’ai réussi à entrer dans la bibliothèque et que je cherche, innocemment un Zola… Eh bien, niet, seulement des versions abrégées (bon, je ne mentionne même pas Gracq et Huysmans, qui font lever des sourcils suspicieux aux bibliothècaires, qui me répondent qu’il n’y a pas beaucoup de littérature des pays de l’Est…. je renonce). Je me rabats donc sur Hugo, parce que il y a quand même Le dernier jour d’un condamné… Mais cependant, une question me tourmente, quels sont donc ces livres qui encombrent les étagères? Je m’approche… Et là traumatisme double: il y a tous les Nothomb (je n’ai rien contre elle, mais bon, quand même pas de Zola et tout Nothomb…), Gavalda, Schmitt et autres auteurs si modernes, ça se lit comme du beurre… De crainte de passer pour une personne à l’esprit peu ouvert je ne commenterai pas davantage ces livres “que tout le monde aime” (et d’ailleurs je ne dis pas que je déteste lire un petit Nothomb de temps à autre). Seconde catégorie: les merveilleux, que dis-je, les mirifiques, “romans du terroir” (mais si, vous avez tous vu ce rayon dans une Fnac, les livres y ont même une couverture spéciale, avec des photos de notre belle campagne…). Je regarde quelques résumés, pour la culture. Et repose ces livres. Vous voulez connaître l’histoire de TOUS les romans du terroir? Il était une fois un petit village campagnard de (un coin de France au pif) au XIXème ou début XXème. On trouve un enfant abandonné/ des gitans reviennent avec un enfant non gitan, une vieille femme/vieil homme se prend d’affection pour lui. On l’élève. Il y a des tensions, des regards, des non-dits (très importants les non-dits!) … et on découvrira une sordide affaire, avec un amour caché, une femme qui doit s’exiler pour accoucher, qui meurt à cette occasion… Et l’enfant, qui sera reconnu par le village épousera bientôt une jeune fille/un jeune homme… Situation de A à non-A comme dirait Beepee, illustre prof d’anglais: rejet vers intégration. D’un banal.
Et vous voulez savoir le pire? J’ai travaillé dans cette bibliothèque. Eh bien, ces livres étaient les seuls qui sortaient (avec les magazines Art&Décoration et Elle). J’ai un peu déprimé. En plus, dans notre douce campagne, on n’hésite pas à employer la bénévole que je suis… Et que je dois re-ranger tous les documentaires, et que je dois reclasser les J’aime Lire, et que “ce serait bien si tu pouvais t’occuper des albums”, oui, les albums qui sont dans des bacs si bien construits que si on est debout on doit trop se pencher mais que si on ne se met à genoux on est trop bas, et qui sont donc la cause de maux de dos inévitables… Et tu m’aiderais à déplacer une étagère… Bien sûr. Par contre, elles, les bibliothécaires de plus de 20 ans, elles restent assises à papoter… Mais ce sont toutes des voisines, tout le monde se connaît dans un petit village, et d’ailleurs, je suis très heureuse de pouvoir faire bénévole à la biblio. Mais quand même.
Voilà, c’était ma douce campagne.
Mutisme
•février 25, 2008 • Un commentaire
Chers compatriotes, ou du moins, chers lecteurs, vous avez pu constaté (ou non) que je suis de plus en plus muette sur ce blog, que j’espèrais pourtant être un lieu où je pourrais raconter ce que je veux. Mais non, je ne peux plus parler ici, je vais tenter de le faire quand même, mais en fait chers visiteurs, c’est à cause de vous que je ne peux plus écrire. Mais non, je suis très contente que vous soyez là, que vous lisiez, c’est pour ça que je tape (en partie du moins). Mais sous votre regard je ne me sens pas libre, je suis observée, jugée comme lors d’un devoir en classe (ou d’un DM d’ailleurs), et je ne peux me résoudre à écrire des choses dont je ne suis pas sûre, il est tellement plus simple d’écrire dans le vide: je peux dire ce que je veux, comme je veux, enfin je peux cesser d’être timide! Mais franchement être timide sur un blog, c’est ridicule! Alors je vais tenter de continuer, parce que c’est trop facile de dire que je ne peux pas, trop facile de laisser tomber, de créer, encore, un nouveau blog ailleurs. Non, cette fois-ci j’aime trop ce blog pour le déserter lâchement. Mais donc, je vous prie d’excuser mes absences.
De confessione
•février 21, 2008 • Pas de commentaireAh! cruel! tu m’as trop entendue!
Je t’en ai dit assez pour te tirer d’erreur.
Eh bien! connais donc Phèdre et toute sa fureur:
J’aime. Ne pense pas qu’au moment que je t’aime,
Innocente à mes yeux, je m’approuve moi-même,
Ni que du fol amour qui trouble ma raison,
Ma lâche complaisance ait nourri le poison;
Objet infortuné des vengeances célestes,
Je m’abhorre encor plus que tu ne me détestes.
Les dieux m’en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc
Ont allumé le feu fatal à tout mon sang;
Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle
De séduire le cœur d’une faible mortelle.
Toi-même en ton esprit rappelle le passé:
C’est peu de t’avoir fui, cruel, je t’ai chassé;
J’ai voulu te paraître odieuse, inhumaine;
Pour mieux te résister, j’ai recherché ta haine.
De quoi m’ont profité mes inutiles soins?
Tu me haïssais plus, je ne t’aimais pas moins;
Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
J’ai langui, j’ai séché dans les feux, dans les larmes:
Il suffit de tes yeux pour t’en persuader,
Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
Que dis-je? Cet aveu que je te viens de faire,
Cet aveu si honteux, le crois-tu volontaire?
Tremblante pour un fils que je n’osais trahir,
Je te venais prier de ne le point haïr:
Faibles projets d’un cœur trop plein de ce qu’il aime!
Hélas! je ne t’ai pu parler que de toi-même!
Venge-toi, punis-moi d’un odieux amour:
Digne fils du héros qui t’a donné le jour,
Délivre l’univers d’un monstre qui t’irrite.
La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte!
Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t’échapper;
Voilà mon cœur: c’est là que ta main doit frapper.
Impatient déjà d’expier son offense,
Au-devant de ton bras je le sens qui s’avance.
Frappe: ou si tu le crois indigne de tes coups,
Si ta haine m’envie un supplice si doux,
Ou si d’un sang trop vil ta main serait trempée,
Au défaut de ton bras prete-moi ton épée;
Donne.

L’aveu: Action de reconnaître et de révéler quelque chose, qu’on est l’auteur d’un acte, d’une action, souvent blâmables (faute, tort causé, simple pensée ou omission); action de s’accuser, de se confesser.
Qui n’a pas été, une fois dans sa vie, tenté par l’aveu? Celui d’une faute bénigne, d’un secret, d’une grande faute, voire même d’une faute que l’on n’a pas commise. Car il y a une volupté amère et certaine dans ce geste qui est un lieu commun du théâtre. Alors pourquoi? Pourquoi se dévoiler, alors que précisément c’est alors que l’on devient accessible et que l’on offre son flanc aux coups d’autrui? On révèle sa vulnérabilité, on craint l’aveu (amoureux par exemple) et pourtant on le recherche souvent. Examinons donc, ou essayons en tout cas, les raisons possibles de cette attirance pour le précipice.
I- Le mythe du partage total:
L’aveu, en révélant nos plus intimes secrets, ne peut-il pas être perçu comme une tentative pour créer la communication totale recherchée (dans l’amour ou dans l’amitié)? Le sujet croit qu’en ne cachant rien il pourra parvenir à la fusion avec l’autre qui pourra enfin le comprendre dans sa totalité, tout sera partagé, et l’alter ego sera un véritable “autre moi” puisqu’il en saura autant que moi sur moi et qu’il sera donc en mesure de tout comprendre. L’aveu serait le résultat de l’effort pour combler la distance entre deux personnes qui ont eu, et ont des vies différentes.
II- Libération de la culpabilité:
***”Faute avouée à moitié pardonnée”. L’aveu permet soudain de se libérer d’une faute : l’autre, représente le juge, la société, Dieu dans le cas des prêtres de s’affranchir de la culpabilité puisque le pardon accordé par une personne représente celui d’un groupe, l’aveu permet donc l’acceptation et la rédemption, le coupable repart avec les compteurs à zéro. La honte éprouvée durant l’aveu, l’éventuelle pénitence lave sa conscience, si sa faute est acceptée par autrui, alors il peut lui même l’accepter.
*** Cas particulier du secret: Ici, l’avouant ne demande pas le pardon mais un soulagement, il ne porte plus le secret seul, c’est donc un soutien qu’il recherche, car, en pouvant être honnête avec une personne, il cesse de mentir en permanence, la vérité existe par sa parole.
III- Aveu/complicité:
Je fatigue, cet article traîne, alors ce sera bref:quand deux personnes savent quelque chose que les autres ignorent, il se crée entre elles une complicité supplémentaire, un lien spécial.
Conclusion: bon, en fait, je pense que ce n’est pas la fin, mais je craque, cet article me sort par les oreilles, je le finirai, peut-être, un autre jour.
La tragédie grecque à l’âge classique
•janvier 7, 2008 • 9 commentairesPuisse ceci servir à quelqu’un, et s’il y a des fautes, vous pouvez me le signaler (ceci est une fiche barbare, rédigée par mes soins, et très mal, mais si la forme est déplorable il doit y avoir quelques éléments pour le fond):
La Tragédie grecque à l’âge classique
I-Origine :
a) Le nom :
b) Historique :
La diffusion de la tragédie est progressive : on trouve ses premières traces à Sicyone (Péloponnèse) puis ensuite l’Attique (où a lieu la première véritable représentation par Thespis en 534 au cours de Dionysies données par Pisistrate et où, pour la première fois, le chœur tragique cesse de n’être qu’une lamentation pour avoir une intrigue). La tragédie continuera à se répandre pour devenir l’élément le plus important des Dionysies au Ve siècle.
II- Organisation :
a) Les fêtes :
1- le moment :
2- l’organisation :
b) Lieu :
1- le théâtre :

*logeion (lieu d’où l’on parle) : il n’apparaît qu’après l’âge classique. Les acteurs montaient dessus pour prendre la parole afin d’être mieux vus du public.
*skènè : baraque en bois présente derrière l’orchestra, elle joue le rôle de coulisse, puis plus tard de support aux décors.
*parodos et eisodos : tranchées par lesquelles acteurs et spectateurs entraient et sortaient.
2- la machinerie :
On trouve principalement trois machines en Grèce :
c) Participants :
1- Acteurs :
2- Chœur :
d) Structure de la pièce :
Les tragédies présentent à l’âge classique une structure fixe :
*le parodos : entrée du chœur chantant
*le stasimon : chant et danse du chœur entre les épisodes
*l’exodos : sortie du chœur chantant.III- Les fonctions de la tragédie :
a) Politique :
b) Religieuse :
c) Catharsis :
IV- Les thèmes :
a) L’inspiration :
b) La fatalité :
c) Scènes « classiques » :
V- Les principaux auteurs :
a) Eschyle : (526-456)
Pièces intactes : (entre autres) L’Orestie, qui comprend Agamemnon, Les Choéphore et les Euménidesb) Sophocle : (495-406)
Pièces intactes : Ajax, Antigone, Les Trachiniennes, Œdipe roi, Électre, Philoctète, Œdipe à Colonec) Euripide : (480-406)
Pièces intactes (entre autres) Médée, Les Héraclides, Hippolyte porte-couronne (ou couronné), Andromaque
Divers
•janvier 7, 2008 • Pas de commentaireDécidément je manque à tous mes devoirs en négligeant ce blog durant les vacances, période où je devrais pourtant avoir du temps à foison, mais non, c’est en ce jour de rentrée que me revoilà. Et j’ai si peu à dire que je ne suis pas convaincue du bien-fondé de cet article. Vous ferez avec. Tenez, une nouvelle sans intérêt pour vous, je viens de retrouver l’un de mes blogs, que j’avais “perdu” il y a plus d’un an, cela fait bizarre de perdre un blog comme on perd une chaussette. Enfin, je suis contente de l’avoir retrouvé.

Sinon, une petite interrogation: pourquoi prenons-nous des photos? Quelles sont les conséquenses de cette innocente habitude?
Raison 1: Pour immortaliser un moment, afin de pouvoir s’en souvenir, se rappeler un bon moment entre amis
Raison 2: Pour la beauté d’une photo, soudain devenir maître d’une beauté, celle d’un paysage, d’une scène, avoir ce pouvoir, car …
Raison 3: Prendre des photos équivaut à égaler soudain Dieu, me voici devenue le créateur, je possède la beauté de mon objectif photographique, je peux la créer par une prise de vue. Et mieux encore, j’échappe au temps, j’atteins soudain l’éternel, car la photo n’est-elle pas faite pour durer? Si les couleurs d’une photos imprimée peuvent pâlir, en revanche leur pendant numérique ne sera jamais perdu. Je parviens à vaincre l’éphémère par la photo, je peux voir et revoir une scène qui n’a pourtant eu lieu qu’une fois. Je deviens maîtresse du temps, de la beauté, et tiens, mais oui, de mes sujets, M. Tournier, enfin Abel Tiffauges le dit:
“J’ai toujours aimé photographier, développer, tirer, et des mon installation au Ballon j’ai transformé en laboratoire une petite piève facile à obscurscir et pourvue d’eau courante. Je mesure aujourd’hui à quel point cet engouement était providentiel, et comme il sert bien mes préoccupations actuelles. Car il est clair que la photographie est une pratique d’envoûtement qui vise à s’assurer la possession de l’être photographié. Quiconque craint d’être “pris” en photo fait preuve du plus élémentaire bon sens. C’est un mode de consommation auquel on recourt généralement faute de mieux, et il va de soi que si les beaux paysages pouvaient se manger on les photographierait moins souvent.
Ici s’impose la comparaison avec le peintre qui travaille au grand jour, par petites touches patientes et patentes pour coucher ses sentiments et sa personnalité sur la toile. A l’opposé, l’acte photographique est instantané et occulte, ressemblant en cela au coup de baguette magique de la fée transformant une citrouille en carrosse, ou une jeune fille éveillée en jeune fille endormie. L’artiste est expansif, généreux, centrifuge. Le photographe est avare, avide, gourmand, centripète. C’est dire que je suis photographe-né. Ne disposant pas des pouvoirs despotiques qui m’assureraient la possession des enfants dont j’ai décidé de me saisir, j’use du piège photographique - et je me hâte de préciser qu’il ne s’agit nullement d’un pis-aller. Quoi que l’avenir me réserve, je garderai l’amour de ces images brillantes et profondes comme des lacs où je fais certains soirs des plongées éperdues. La vie est là, souriante, charnue, offerte, emprisonnée par le papier magique, ultime survivance de ce paradis perdu que je n’ai pas fini de pleurer, l’esclavage. L’envoûtement et ses pratiques exploitent déjà la possession mi-amoureuse mi meurtrière du photographié par le photographe. Pour moi l’aboutissement de l’acte photographique sans renoncer au prestige de l’envoûtement va plus loin et plus haut. Il consiste à élever l’objet réel à une puissance nouvelle, la puissance imaginaire. L’image photographique, cette émanation indiscutable du réel, est en même temps consubstantielle à mes fantasmes, elle est de plain-pied avec mon univers imaginaire. La photographie promeut le réel au niveau du rêve, elle métamorphose un objet réel en son propre mythe. L’objectif est la porte étroite par laquelle les élus appelés à devenir des Dieux et des héros possédés font leur entrée secrète dans mon panthéon intérieur.
Dès lors il est clair que je n’ai pas besoin de photographier tous les enfants de France et du monde pour satisfaire ce besoin d’exhaustion qui est mon tourment. Car chaque photo élève son sujet à un degré d’abstraction qui lui confère du même coup une certaine généralité, de telle sorte qu’un enfant photographié, c’est X - mille, dix mille - enfants possédés…”
En réalité la fin du texte ne concerne pas notre question, mais j’aime trop ce texte pour l’amputer. Et il nous permet d’ailleurs, en l’exprimant parfaitement, de passer à la raison suivante.
Raison 4: Comme cela est dit au-dessus, pour transfigurer le réel, pour transformer notre médiocre réalité en une abstraction supérieure. Et pour en dire un peu plus, pour s’extraire soit même de cette réalité poisseuse. La photographie devient l’incarnation, la représentation de l’idée, du concept de l’objet photographié. Quoi de plus mystique?
Objection (votre Honneur): Mais la photo graphie peut avoir ses effets négatifs: à trop vouloir posséder un monde éternel dans le futur, on oublie de le croquer, de le vivre à l’instant où il existe, qui est le seul moment où il est entier. Plus tard la photo ne pourra qu’en rendre une parcelle. Ainsi à ne vouloir rien perdre le photographe finit par ne plus vivre, à vouloir trop posséder il perd tou. Qui trop embrasse, mal étreint. Et qui cherche à vivre de concept et d’idée ne peut vivre réellement.
Bon c’était une petite réflexion sur la photo, mais et vous pourquoi prenez-vous des photos?

